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Pétrole et énergie – comprendre la dépendance de l’hôpital

L’hôpital est une grosse usine. Voici quelques ordres de grandeur intéressants :

Déplacer des véhicules, chauffer des bâtiments, nourrir les patients, laver le linge hospitalier, alimenter des appareils d’imagerie médicale, stériliser des dispositifs chirurgicaux, tous ces processus reposent exclusivement sur l’usage de pétrole, de gaz et d’électricité.

Il y a bien sûr l’énergie consommée directement sur place, mais également l’énergie dite ‘grise’, consommée elle pour fabriquer tout ce qui arrive à l’hôpital : médicaments, dispositifs médicaux, consommables, aliments, mobilier, emballages, équipements informatique et biomédical, etc…

Dans chaque objet trouvé à l’hôpital se cache de l’énergie consommée à l’extraction des matière premières, la fabrication, le transport, l’usage et la fin de vie de cet objet. Elle est invisible mais sans elle rien ne fonctionne.

Le pétrole assure tous les flux de transport entre les lieux de fabrication et de consommation, mais aussi des professionnels de santé et des usagers de l’hôpital. Son deuxième usage est bien sûr pour fabriquer le plastique que l’on trouve absolument partout à l’hôpital, en particulier dans les dispositifs médicaux (masques, gants, cathéter, seringues, flacons en tous genre, etc…). Ces plastiques finissent le plus souvent en déchets, générant la pollution des eaux et des sols, et la contamination de la chaine alimentaire.

Le pétrole est une source d’énergie ultra concentrée : 1L contient environ 10kWh d’énergie, soit l’équivalent d’environ 100h de travail humain. De plus, il reste sous forme liquide (celle dans laquelle on l’exploite) dans des conditions ambiantes de pression et de température. C’est lui qui a permis la mondialisation et le développement de nos sociétés modernes. L’humanité consomme chaque année toujours plus de pétrole que l’année précédente.

Cependant il présente un double problème :

  • sa combustion génère des pollutions, notamment du CO2 qui réchauffe le climat
  • il n’est pas renouvelable à l’échelle humaine. on finira donc tôt ou tard à épuiser tous les stocks.

On pourrait également ajouter que les gisements ne sont pas géographiquement équitablement répartis, et que donc des pays comme la France sont totalement dépendants d’autres pays producteurs pour ses approvisionnements.

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